FNC : Les Dames en bleu en ouverture
2009
Olivier Bilodeau
PointZabriskie
Le Festival du nouveau cinéma n’a pas les blues mais, pour sa 38e édition, ses organisateurs ont tout de même demandé à leurs invités de se vêtir de bleu pour assister au film d’ouverture. C’est que le doyen des festivals de films de Montréal s’ouvrira avec la présentation en première mondiale de l’Å“uvre de Claude Demers, Les Dames en bleu. Un film qui rend hommage aux admiratrices de l’immortel crooner québécois, Michel Louvain.

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Le documentaire, digne descendant du cinéma direct; un style qui a connu ses premiers balbutiements, ici, au Québec, marque le coup d’envoi d’une programmation de 11 jours, riche de plus de 250 films en provenance de 48 pays. Cette impressionnante sélection sera ventilée dans les différentes sections de programmation.
Ainsi, dans la Sélection internationale, 18 cinéastes, qui ne comptent pas plus de 3 Å“uvres à leur actif,  brigueront la Louve d’Or et son prix de 15 000$, gracieuseté du nouveau partenaire principal Quebecor. Soulignons la participation dans cette section des Signes vitaux de la québécoise Sophie Deraspe, de Skidlove du Canadien Ryan Arnold et d’Un Ange à la mer du Belge Frédéric Dumont, co-produit avec des deniers canadiens.
La section Présentation spécial, encore cette année gâtera les festivaliers avec des réalisations de cinéastes internationaux de renom. Les Montréalais pourront ainsi voir en primeur sur le territoire québécois les derniers films de Lars von Trier (Antichrist), de Catherine Breillat (Barbe Bleue), de Pedro Almodovar (Étreintes brisées), d’Elia Suleiman (The Time that remains) et de Mika Kaurismäki (Three Wise Men) pour ne nommer que ceux-là . Il est à noter que le cinéma local y sera aussi représenté avec PilgrIMAGE du duo père-fille, Peter Wintonick et Mira Burt-Wintonick
De son côté, la section Panorama international amène le spectateur aux quatre coins de la planète en proposant des fictions et des documentaires qui exposent, avec des regards d’outre-mer, différents enjeux mondiaux d’une réalité qui nous échappe parfois.
Les documentaires et les fictions se côtoient aussi dans les sections Focus et Temps Ø. La première est toute québécoise et canadienne et offrira, entre autre, The Trotsky de Jacob Tierney et Né pour être sauvage : l’histoire trouble de WD-40, de Pierre-Alexandre Bouchard et de Alex Jones. La seconde accueillera Survival of the Dead du légendaire George A. Romero, qui sera aussi présent pour recevoir une Louve d’honneur. Une récompense amplement mérité pour le créateur des films de zombies: un sous-genre de l’horreur des plus populaires.
Pour les amateurs de courts métrages, le vendredi 9 octobre Prends ça court fête ses dix ans lors d’une soirée spécial à l’Impérial. D’autres programmes exposeront de courts opus Jean-Luc Godard, Guy Maddin, André Turpin, Émile Proulx Cloutier et plusieurs autres.
Cette année, une rétrospective rendra hommage à la seule et unique femme à avoir décroché la Palme d’or, grâce à La Leçon de piano en 1993, Jane Campion. Un programme a aussi été concocté pour souligner les 50 ans de l’Institut cubain des Arts et du Cinéma (ICAIC) et ceux de la Révolution Cubaine.
Les festivités prendront fin, avec en clôture, la projection de Les derniers jours du monde des frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu qui s’est fait remarqué à la dernière édition du Festival international de Locarno. Mettant en vedette Mathieu Almaric, Catherine Frot et Karin Viard, cette production raconte l’épopée amoureuse d’un homme qui le mène de la France à l’Espagne, alors que s’annonce la fin du monde, le tout bercé d’une ambiance pré apocalyptique.
Du 7 au 18 octobre, le FNC illuminera de ses projections les écrans du complexe eXcentris, du cinéma Impérial, du Cinéma du Parc et de la Cinémathèque québécoise. Ajoutez à ces salles, le nouveau Quartier Général situé à l’Agora Hydro-Québec du CÅ“ur des sciences de l’UQÀM où se déroulera une foule d’activités et de soirées.
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