10 films d’été et de canicule

juil 27
2010

Olivier Bourque
PointZabriskie

La chaleur de l’été a souvent inspiré les plus grands réalisateurs pour y décrire une ambiance festive. Mais la saison chaude peut également cacher le théâtre d’événements cruels et de remises en question. Voici dix films où l’été est loin d’être accessoire et joue le premier rôle.

La Piscine

La piscine

Jacques Deray filme la tension au bord de cette piscine d’une villa à Saint-Tropez. L’été omniprésent sert de contexte pour cette joute psychologique où Romy Schneider n’a jamais été aussi belle.

Summer of Sam

L’été dans la Grosse pomme est loin d’être reposant. Surtout dans le quartier de South Bronx à l’été 1977 où New York vit une canicule historique. Un meurtrier en série, un certain Sam, terrorise la population dans une atmosphère étouffante brillamment signée par Spike Lee.

Dazed and confused

Dernière journée de classe avant les vacances, ça va chauffer ! Richard Linklater pose sa caméra sur des jeunes ados en quête de plaisir. Le joyeux film – totalement jouissif – sent la mari et profite d’une bande originale impeccable jouant dans les vieux tubes du rock 70.

L’Été meurtrier

Tiré d’un roman de Sébastien Japrisot, l’Été meurtrier profite d’un casting parfait avec un Alain Souchon timoré qui en bave pour Isabelle Adjani, une bombe sexuelle et instable dans le Sud français. Théâtre d’un été qui va mal virer.

More

Barbet Schroeder tourne la déchéance douce au départ, hard à la fin, de deux âmes perdues à Ibiza en Espagne. Un soleil brûlant, une ambiance de fin du monde, deux jeunes adultes hippies qui vivent de drogues et d’eau douce, More est le chef-d’œuvre d’une génération.

Jean de Florette

Ce film de Claude Berri qui se déroule en Provence est tiré du livre de Marcel Pagnol. L’œuvre qui sent la lavande et le pastis est surtout une manière pour l’auteur de détruire un mythe : le village français n’est pas aussi solidaire qu’on le croit et l’étranger est une bête à assassiner. Daniel Auteuil et Yves Montant sont parfaits.

Un été sans point ni coup sûr

Joli film qui se déroule en 1969 à Montréal, les Expos sont une gloire nationale et de jeunes ados recalés de l’équipe locale forment leur club, celui des mal-aimés. Chronique ensoleillée douce-amère qui s’écoute avec une limonade, la réalisation est de Francis Leclerc.

Eldorado

Un des chefs-d’œuvre du cinéma québécois. Charles Binamé traque des personnages urbains souvent esseulés, des âmes solitaires qui errent dans une Montréal caniculaire version années 90. D’émouvants chassés-croisés, véritable portrait d’une ville qui vibre au même rythme que ses habitants.

Comédie érotique d’une nuit d’été

Woody sur une note légère, ce n’est jamais déplaisant. Hommage à Ingmar Bergman (Smiles of a Summer night), la comédie profite d’un cadre champêtre où tous les comédiens badins y trouvent un plaisir évident à jouer.


Jaws

Premier blockbuster estival de l’histoire du cinéma, Jaws commence comme un film de plage classique, mais glisse comme prévu vers l’horreur que l’on connaît. Encore plus : le film de Steven Spielberg est un véritable portrait des mœurs vacancières des Américains.

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